Il y a une chose que personne ne vous dira avant de signer.
Pas votre avocat. Pas votre expert-comptable. Pas le conseil en stratégie dont le rapport fait deux cents pages.
Cette chose, la voici.
Le jour où vous aurez signé,
vous n'aurez pas fini de décider.
Vous aurez accompli un acte juridique. Vous aurez franchi un seuil administratif. Vous aurez respecté le protocole.
Mais la décision, elle, continuera de travailler en vous.
Parce que les décisions irréversibles ne se soldent pas à la clôture. Elles s'installent. Elles creusent. Elles posent des questions que l'on croyait avoir résolues.
Le dirigeant qui transmet son entreprise ne remet pas seulement les clés. Il remet une partie de ce qu'il croyait être.
Et ce que personne n'anticipe, c'est la durée de ce que l'on traverse ensuite.
Non le regret. Non l'échec. Simplement le vide provisoire d'un homme ou d'une femme qui a construit pendant vingt ans et qui doit maintenant apprendre à exister autrement.
Ce vide n'est pas une pathologie. C'est le signe que la décision était vraie.
Corpus Emotis existe pour ce moment. Pas pour l'éviter. Pour qu'il soit traversé avec lucidité.
La décision irréversible n'appartient pas au moment. Elle appartient à l'infini de ses conséquences.